Dans le noir

Je regarde mes enfants, je les prends dans mes bras et les serre plus fort contre moi.

Aujourd’hui j’ai peur, pas des terroristes ; paradoxalement le risque de mourir là maintenant d’une balle ou d’un accident ou n’importe ne m’effraie pas.

J’ai peur pour eux, mes enfants et tous les autres cette génération future, car je suis déçue, abasourdie par ce que je vois ou je lis depuis quelques jours. Idéaliste j’imaginais que ma génération était meilleure que les précédentes.

Pour moi, fraternité n’avait plus de raison d’être car nous étions tous nés libres et égaux, que c’était un dû : une évidence. Plus besoin de se poser de questions donc plus besoin de le défendre.

Pour moi, le racisme n’existait plus il appartenait à la préhistoire là encore c’était une évidence.

Comment alors concevoir que des gens tueraient au nom d’une religion, un concept galvaudé autrefois, tombé en désuétude aujourd’hui. Mais non, le moyen âge est de retour, on assassine au nom d’un dieu, c’est de nouveau la chasse aux sorcières sauf que ce ne sont plus des femmes mais des caricaturistes. Leur crime : la libre pensée.

Je n’étais pas une lectrice assidue, certaines choses me faisaient rire d’autres non mais voilà il y a encore des personnes sur cette planète et plus particulièrement ici en France incapable de discernement. Pire qu’idéaliste, utopiste je voulais à ma petite échelle enseigner pour donner des clés. Je ne suis pas prof de Français ou d’Histoire, seulement de cuisine, de resto, de sommellerie j’imaginais que grâce à cela des jeunes parfois perdu trouveraient leur voie tout comme moi et grâce à cela se construiraient une vie et bâtiraient un monde meilleur.

La restauration ce fut une révélation, le sentiment d’appartenir à quelque chose de plus grand et la possibilité de partager cette passion avec les autres me donnait cette impression d’être utile.

Mais le monde va mal! Ce n’est pas tous les jeunes de ma génération qui ont trouvé leur voie, combien sont perdus, désabusés il faut croire que l’égalité des chances n’est pas la même pour tous. Et cela dès l’école, système caduc où les profs débutants se verront attribuer les postes les plus difficiles, où élèves difficiles mais surtout en difficultés se verront parqués sans espoir de s’en sortir.

Une école peut remplacer une prison, encore faut-il que ce ne soit pas l’argent qui dirige l’éducation. C’est à cause de cela qu’ils ont perdus l’envie d’apprendre de réfléchir par eux même, combien sont devenus des zombies écoutant et suivant les fanatiques de tous bords. Mais sans parler d’obscurantisme je suis dans le noir comme beaucoup j’ai perdu l’espoir de laisser un monde meilleur que celui que j’ai trouvé à mes enfants.

VDV#65 La bulle

Voilà un moment maintenant que je suis assidûment la PinardotheK ou Sand pour ceux qui la connaissent en vrai et pas virtuelle et par extension les VDV. Donc quand elle a lancé le thème les bulles évidement ça m’a parlé et je me suis dit : c’est l’occasion de se lancer. Mais voilà n’est pas blogueur qui veut  » – On est Vendredi chéri? – Non Dimanche!  » et merde c’est raté effet vacance, progéniture… bref je suis à la bourre « comme d’hab » dixit les mauvaises langues. Tant pis je me lance quand même; une première c’est une première quelle bonne excuse pour mon approximation et mes ratés, le thème est trop beau je ne peux pas le laisser passer.

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Donc Mercredi je suis allée récupérer ma commande chez Tome 47 le Mimi, Fifi & Glouglou de Michel Tolmer découvert grâce à Glougueule. J’aime beaucoup visuellement c’est épuré, le format : moi qui suis une habituée du manga, j’ai un magnum dans les mains, le papier est épais y a de la matière comme dans le texte. Justement le texte est droit, franc, net et précis mais attention à mon humble avis il s’adresse définitivement aux amateurs et éclairés s’il vous plait! Sinon comment voulez-vous saisir toute la subtilité et la profondeur de l’ouvrage. Non je déconne, enfin pas tellement parceque Greg du Tome l’a feuilleté (oui il me faut 15 jours pour récupérer ma commande ça lui laisse du temps, overbooker je vous dit) « c’est bien » me dit-il mais je sent comme un léger, un je ne sais quoi ; c’est le matin 10H trop la tête dans le cul pour comprendre les subtilités de l’humain. Alors je renouvelle l’expérience avec cher et tendre c’est quand même Ze BIG spécialiste de la BD et là tout s’éclaire ; ben c’est pas qu’ils sont trop neuneu pour comprendre c’est juste qu’ils n’ont pas les mêmes références, comme moi qui ne voit pas la différence entre Spiderman et Deadpool!

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De plus que serait un article sur les Bulles et le Vin sans parler des Gouttes de Dieu. Je me répète mais c’est selon moi ce qui ce fait de mieux, grâce à ces mangas j’ai réussi à accrocher des dizaines de jeunes. Le dessin est vraiment beau, l’intrigue est prenante 12 vins à découvrir (bon on en est au tome 32 et ils sont encore qu’au 10e apôtre) mais c’est surtout les descriptions des vins que j’adore on a l’impression d’y être, de sentir l’arôme, le goût du vin c’est ça qui est génial. Même si je me vois pas trop au resto faire comme dans le livre en mode je ferme les yeux et là : c’est un champs fleuri de pieds de vache avec les oiseaux qui hulotent et les nuages en forme de cœur, j’exagère mais pas tant que ça, surtout que des sommeliers comme ça, y en a!

Hum quoi ? Je fais du hors sujet ! Ma première copie et c’est déjà du hors sujet. Ben je suis blonde, mais quand même j’avais compris, c’est pas du vin dans des bulles mais bien des bulles dans du vin. Surtout qu’à la lecture de l’énoncer de suite ça m’a frappé j’ai dit Ze bulle facile le nom et tout, ce vin collait parfaitement tellement parfaitement que je ne suis pas la seule à y avoir pensé :

1098 qui nous parle du rosé et de son coeff de buvabilité et verywinetrip ou aussi drinkabeat qui souligne le côté aérien et même bicephale-buveur qui le proposait pour le VDV#64 comme le vin du présent.

Je vais quand même pas faire de la redit! Ben si, sauf que je ne me permettrais pas de plagier, si on est plusieurs à avoir eu la même idée est-ce parceque nous ne sommes que des moutons (en cette saison pascale) ou tout simplement parceque ce vin est vachement bon. J’opte pour la deuxième option car à peine le sujet lancé je feuillette mon agenda et tiens Lundi prochain dégust La tour grise est présente je vais pouvoir regoûter. En attendant bonne élève je cherche dans mes notes de dégust, mes impressions sur le dernier millésime et retrouve même des notes sur le premier millésime goûté et je m’exclamait GLOUGLOU, un peu simpliste comme description me direz-vous? mais au grenier Saint-Jean version marathon avec Ouin-Ouin* pas le temps de faire dans la dentelle. Ca donne plutôt tu prends par là, moi par là on se retrouve au milieu; alors t’as trouvé quoi? Moi y a ça et ça. Moi c’était Ze Bulle Blanc dans mes souvenirs embrumés de dégust il n’y avait que du blanc. Bref un Ouin-Ouin* pas très emballé qui convaincu par un Tienne-Tienne* bien enflammé finira par nous commander quelques cartons pour proposer au verre sur les desserts. Sauf que ce vin est vivant je dirais même plus magique! Lorsque nous avons reçu les quilles certaines avaient pris de l’oxydation et là ça a finit de déconvaincre notre Ouin-Ouin* (en passant je signale le super geste commercial de La Tour Grise qui nous ont renvoyé des bouteilles pour échanger) du coup les « ratées » ben elles ont été distribuées au perso enfin j’ai l’impression que Rico* Tienne-Tienne* et moi on a été plutôt gâtés sur ce coup là. Comme je le disais ce qui fait le charme de ce vin c’est qu’il est vivant et ne reste pas figé immuable dans le temps et les millésimes comme c’est parfois le cas des Glouglous, cette oxydation qui a tant déplu à certain c’est ce qui m’a fait craquer le plus, bien au delà de la touche de noisette c’est le caractère le truc en plus, surtout qu’entre temps l’asticot il m’a fait faire une pause de 9 mois dans mes dégust alors moi je les ai bu bien plus tard que les copains mes quilles! Alors je n’irai pas jusqu’à parler d’un vin de garde ni qu’il faut le déguster version prise de tête mais je voulais simplement signaler que ce n’est pas qu’un vin à fort pouvoir de torchabilité ( parceque c’est vrai qu’une par personne c’est un peu court!).

Voilà mon premier VDV, promis si prochain il doit y avoir je ferais mieux.

*Les noms ont été changé afin de garantir l’anonymat de certains protagonistes 

 

 

 » Quiche Lorraine  » with the accent please

Bonjour

Voici mon premier article et pour inaugurer ce blog bizarrement ce ne sera pas un article sur le vin : non ce sera la cuisine et les Américains!

Voilà Lundi sont venus des Américains des jeunes; 15-18 ans, des vrais Américains de la classe moyenne : bref pas le genre que je sers habituellement au restaurant gastronomique. Lors de leur voyage scolaire ils avaient le choix : la guinguette ou l’école de cuisine, entre le shopping sur les Champs Elysées et les plages du débarquement. Ce fut donc l’école, parce qu’en Mars il fait froid quand même.

Mission Quiche Lorraine en moins de 2 heures, j’avoue je me laisse guider par mon collègue coutumier de l’expérience. Je m’attendais à préparer avec eux gentiment la pâte brisée, abaisser, foncer, tailler les lardons, blanchir, réaliser l’appareil… ( bref pour la recette aller voir le site de mon gentil professeur chef simon ) Que nenni cela s’apparente plutôt à un atelier pâte à modeler avec des enfants de primaire. Dans les fait on prépare tout avant ( pâte, lardons ) on leur fait une démonstration ( abaisser, foncer ) et ils font la leur. Et là c’est le drame me direz-vous : un rouleau de la pâte objectivement ils n’avaient jamais toucher à ces choses étranges, mais je tiens à nuancer finalement dans mes apprentis lambda lors du premier TP Quiche Lorraine ou autre ben y en a pas mal qui n’ont jamais fait de pâte ou toucher à un rouleau! Je vous laisse déduire ou conclure…

Au final leurs petites quiches s’abaissent, se garnissent puis vont au four pendant ce temps on meuble démonstration et blabla divers, je vous passe les détails pas si intéressants que ça à mon avis. Non l’important selon moi dans l’histoire c’est la dégustation : voir ces jeunes découvrir un plat qui pour nous est un basique, un classique, un traditionnel… Ben c’est comme pour nous goûter au fromage en bombe pour la première fois! En général on voit de la surprise en mode « C’est bon! j’ai réussi à faire ça ouaouhh!! » Une petite fierté pointe, alors je leur demande vous manger quoi habituellement, réponse : hamburger (stéréotype! je vous jure que non) quoique un bon burger fait maison j’adore ça moi aussi. Deuxième question : – Vous en faite à la maison? – Non jamais. – Vous cuisinez des fois? – Non.

Bon le soufflé est vite retombé, surtout que la plupart se sont contentés de goûter une fois l’exclamation passée ils sont bien vite retournés à leurs téléphones portables. Ah c’est Américains tous pareils! Oui et non on va pas non plus faire de généralités hâtives certains ont tout manger et m’ont poser pleins de questions en mode : j’aimerais bien faire de la cuisine quand je serais grand. Mais t’es grand, vas-y, fais-en commence y a pas d’âge pour bien manger, se faire plaisir et faire plaisir aux autres en leur préparant de bons petits plats!

Si différents que ça des petits Français les Américains? Je vous laisse méditer.